octobre 30th, 2007 Guy
Le conseil régional d’Ile-de-France distribue à 175 000 élèves une clef usb de 1 giga contenant 500 Mo de logiciels Open Source dont la suite OpenOffice, Firefox et Thunderbird. Dans les entreprises, même si le logiciel d’exploitation reste propriétaire, les logiciels Open Source sont de plus en plus employés, la formidable percée du navigateur Firefox n’en est qu’un exemple. Pourtant, le logiciel Open Source suscite encore beaucoup d’interrogations chez les dirigeants d’entreprises : manque de fiabilité, manque de support, logiciel moins performant, absence de formation… Et pour les éditeurs de logiciel, la question est de savoir comment continuer à assurer des revenus et à protéger ses ressources si les habitudes et le standard devient dans cet industrie celui de l’Open Source ?
Même si a priori la logique tend à suggérer le contraire, il est à la fois possible de diffuser en partie ou totalement son logiciel en Open Source et générer des revenus pour l’entreprise. Les chercheurs s’intéressent depuis de nombreuses années à ce paradoxe, voire les travaux de Laure Muselli qui a effectué une thèse sur l’Open Source comme outil stratégique ou les travaux de Xavier Lecocq et Benoid Demil sur le rôle des externalités de réseaux dans la diffusion de l’Open Source.
Aujourd’hui, les sociétés de consulting s’intéressent aussi à l’Open Source, ce qui montre que ce modèle acquière de la pertinence autant pour les consultants et managers.
La société Fabernovel a publié récemment un rapport complet sur les business model de l’Open Source qui montre qu’il est possible pour un éditeur de logiciel de baser sa stratégie sur l’Open Source. Fabernovel identifie quatre business model :

et fournit de nombreux exemples concrets : Spike Source, red Hat, Roxen, SugarCRM et Open Trust.
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octobre 27th, 2007 Guy
De nombreuses sociétés ont pris conscience de la nécessité d’innover. Dans le passé, un des critères de valeur pour les actionnaires était le pourcentage du chiffre d’affaires généré par la réduction des coûts, aujourd’hui, les actionnaires regardent plus le pourcentage du chiffre d’affaires généré par les nouveaux produits. En se basant sur la même logique de rationalisation, les grandes entreprises rationalisent leur processus d’innovation. Certaines adoptent un processus d’innovation de type stage gate, dans lequel chaque étape est clairement identifié et bordé par une décision formelle de continuer ou d’arrêter le projet.
Néanmoins elles se rendent compte aujourd’hui que le Stage Gate ne suffit pas. Ce n’est pas seulement la forme du processus d’innovation qui compte mais son contenu et sa substance. Sans de bonnes idées se transformant en bons concepts, le processus d’innovation manque de contenu. D’où la nécessité de se concentrer sur le management des idées et de mettre en place un système d’information qui permette de les récolter, de les évaluer et de les sélectionner avant de les injecter dans la suite du processus d’innovation.
I-NOVA une société de conseil Lyonnaise a développé un logiciel de management des idées, Novago à destination des grandes entreprises qui souhaitent s’engager dans une démarche structurée de management des idées. Ils distinguent trois systèmes de management des idées (SMI) :
- un SMI Processus pour récolter et sélectionner les idées
- un SMI collaboratif pour enrichir les idées
- un SMI ouvert pour faire émerger les idées de rupture
Si ce système d’information a le mérite de formaliser le système de management des idées afin de doper l’innovation, nous verrons plus loin qu’il pose quelques questions sur le lien entre le management des idées et les pratiques de management dans les grandes entreprises.
I-NOVA a organisé le 26 octobre à paris un séminaire sur le management d’idée dans lequel deux de ses clients utilisateur du logiciel Novago expliquait leur démarche, AHLSTROM et SCHNEIDER ELECTRIC.
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octobre 23rd, 2007 Guy
Le marketing prend peu à peu en compte les changements profonds qui agitent la société dont le web 2.0 n’en est que la face immergée de l’iceberg. Même si au niveau théorique, depuis le début des années 80, l’école suédoise a reconsidéré le rôle du consommateur dans le processus d’achat et de consommation, les marketeurs découvrent aujourd’hui son pouvoir. Aux journées nationales du Marketing, Julien Levy, co-auteur du Mercator a fait une intervention qui montre la réelle prise de conscience par le Marketing du nouveau pouvoir du consommateur. Je vous restitue ci-dessous l’essentiel de son intervention.
A la base, le Marketing est construit sur les médias de masse, il s’adresse à un consommateur qui achète dans la grande distribution avec des marques qui communiquent via les médias de masse. Hors Internet est venu bouleverser ce schéma classique de distribution et de communication de masse. Aux Etats-Unis, les grands réseaux de TV sont passés de 60 à 25% de part d’audience en moins de 20 ans. En 2004, les 16-24 ans passaient plus de temps à consulter Internet qu’à regarder la Télévision. On assiste bien à la fin du Marketing de masse et les marketeurs doivent trouver de nouvelles façons de s’adresser à leurs clients.
Au niveau de la communication, le changement est triple, on passe d’une communication imposée à une communication de masse, d’une communication passive à une communication interactive, d’une communication pauvre à une communication riche en information.
La conséquence, c’est qu’une marque ne peut plus entièrement contrôler sa communication. La communication d’une marque est de plus éclatée sur une multitude de supports. Des sites comme jeboycottedanone.com montre la puissance de ce mouvement.
Les conséquences sont multiples :
- Les clients ont la parole. Par exemple, sur les sites sur le cinéma, les clients s’expriment sur les films qui sont à l’affiche.
- Les clients sont des créatifs. Voir par exemple de la vidéo sur youtube montrant ce qu’on peut faire avec une bouteille de Coca Light et des Menthos.
- Les clients font des démonstrations de produits. Voir sur youtube la vidéo montrant comment on peut décrocher facilement un câble antivol d’ordinateur. La vidéo a été vu par des centaines de milliers d’internautes et le fabricant a du retirer le produit du marché. Avant le client aurait envoyé une simple lettre au service après-vente du fabricant et son action aurait été très limitée.
On assiste ainsi à l’émergence d’une démocratie d’opinion
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octobre 16th, 2007 Etienne Guerry
Un nouveau dispositif Oseo-CNC de financement de l’innovation dans les industries culturelles et les technologies de l’information a été lancée ce mois-ci.
Au regard des items du dossier de demande (conception, prototypage, marketing, recherche partenaires, communication) et après le discours des responsables : « …c’est plus du développement que de la recherche… », les pouvoirs publics ont déplacé leurs efforts sur des mécanismes qui vont plutôt faciliter l’accès au marché que sur la recherche elle-même.
On définit en général l’innovation comme la création de richesse, issue de la transformation d’une idée jusqu’à son accès au marché. Cependant l’innovation provient aussi de programmes de recherches plus fondamentaux, plus exploratoires.
Il existe d’ailleurs d’autres mécanismes (voir les dispositifs ANR) pour financer plus en amont la collaboration avec des entreprises avec les laboratoires. Cependant on sent bien dans ce dispositif de financement une volonté de miser sur des projets « avals » (particulièrement pour les PME) centré sur un accès rapide au marché.
Si on pousse le système à son paroxysme, seules les grands comptes et les laboratoires publics pourront faire de la recherche-exploration en amont alors que les PME seront dirigées exclusivement vers des activités de développement.
Il existera donc une juxtaposition de situations pour les PME : celles qui seront issues majoritairement des grands groupes, ou des grandes organisations scientifiques qui externalisent leur propre recherche, les « spin-off », et les autres, dont la recherche en amont devra être financée par d’autres moyens.
Dans une telle organisation de la recherche, les systèmes de recherche ouverts, la mutualisation ou la translation d’une certaine activité de recherche vers le client/utilisateur pourront peut-être apporter a ces PME des solutions alternatives pour assurer un renouvèlement de leurs activités.
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octobre 15th, 2007 Guy
Avec l’émergence du Web 2.0, on assiste à un phénomène massif de partage et de valorisation de l’autoproduction des internautes notamment sur les sites d’intermédiation : youtube, dailymotion, myspace, flickr… Cependant les droits d’utilisation attachés à leurs œuvres sont rarement spécifiés alors que de plus en plus de nouvelles licences se situant dans la même mouvance que le logiciel libre sont apparues récemment et permettent de les préciser. Cet article se propose de faire le point sur les différentes licences « Libre » existantes pour les logiciels et les œuvres de l’esprit en général, des licences open source aux licences creative commons.

Historiquement, le logiciel libre s’est développé en réaction aux restrictions d’utilisations sur les logiciels imposées par les industriels de l’informatique. Avant les années 70, cohabitaient des systèmes informatiques concurrents incompatibles, les logiciels étaient alors fournis gratuitement avec les machines et le code source disponible. Par la suite, le développement de la compatibilité entre les systèmes techniques modifie le statut du logiciel. Il devient alors un bien, non plus distribué gratuitement, mais payant avec un droit d’utilisation restreint et des sources non publiées.
En 1984, en réaction à un mode marchand fondé sur l’appropriation, Richard Stallman crée la Free Software Foundation (FSF) pour soutenir le développement des logiciels libres. Avec Eben Möglen, professeur de droit convaincu par le Libre, il conçoit la forme juridique sur laquelle repose la pérennité des logiciels libres, le concept de copyleft et la licence GPL (General Public Licence). Le principe du copyleft autorise à tous l’utilisation, la copie, la modification et la diffusion d’un logiciel, mais impose l’obligation de publier le code source et de mettre tous les logiciels dérivés sous licence Libre.
Cependant, avec le développement de Linux et ses distributions commerciales (RedHat, Mandrake et autres), le logiciel libre se diffuse dans la sphère marchande. Apparait alors le mouvement Open Source, qui va permettre de mettre en place des conditions favorables à des activités commerciales autour du logiciel libre. En 1998, Bruce Perens et Eric Raymond créent l’Open Source Initiative (OSI) et le label OSI certified pour certifié le caractère Open Source d’un logiciel. D’autres licences vont alors émerger et faciliter l’intégration du logiciel libre dans la sphère marchande.
En pratique, il existe peu de différences entre les licences issues de la FSF et de l’OSI Si les licences de l’OSI sont plus favorables à l’intégration des logiciels libres dans la sphère marchande, les principes du développement coopératif et de l’organisation des projets restent presque identiques.
Les caractéristiques des différents types de licence Open Source
| /Caractéristique/ Type de licence |
Les licences |
Appropriation |
Contamination |
Copyleftée
héréditaire ou contaminante (1) |
GPL (General Public Licence), MPL (Mozilla Public Licence) |
Non |
Oui |
Copyleftée
persistante (2) |
LGPL (Lesser GPL) |
Non |
Non |
| Non copyleftée |
Xfree86, Xconsortium, BSD, X11, Apache modifié |
Oui |
No |
(1) Les licences copyleftées héréditaire ou contaminante imposent l’obligation de placer sous la même licence tout logiciel modifié ou dérivé.
(2) Les licences copyleftées persistantes autorisent le mélange logiciel open source et logiciel propriétaire et le placement du logiciel dérivé sous licence propriétaire à condition que le module open source garde sa licence d’origine.
Il existe aussi des licences hybrides qui mélangent les caractéristiques des licences libres et propriétaires en imposant des limitations au niveau de la diffusion et la modification : SCSL (Sun Community Source Licence), QPL (Qt Public Licence)
Voir la liste des licences sur le site de l’Open Source Initiative
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octobre 8th, 2007 Guy
Le nouveau programme des séminaire du GRETS (Groupe de recherche Energie Technologie et Société) est disponible. Ce laboratoire de recherche en Sciences Sociales d’EDF propose chaque année un cycle de conférence sur les marchés de l’énergie, l’environnement, les évolutions sociétale, les usages et modes de vies, etc…
Cette année le laboratoire propose une conférence qui peut intéresser la gestion de l’innovation dans les communautés d’utilisateur. Serge Proulx interviendra sur :
L’usage des objets communicationnels : l’appropriation communautaire des technologies numériques de l’information. Mardi 22 janvier2008 de 9 h30 à 12 h 30 à la Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 6e.
A noter que Serge Proulx à co-dirigé récemment un ouvrage intéressant sur les communautés virtuelles « Communautés virtuelles, penser et agir en réseau » aux Presses de l’Université de Laval et un article en 2000 d’analyse du concept de communauté virtuel « La virtualité comme catégorie pour penser le lien social » dans sociologie et société.
Séminaires Grets 2007-2008
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octobre 4th, 2007 Guy

Le CNC et Oseo ont pour la première fois lancé ensemble un appel à projet pour financer des projets d’innovation dans le secteur de l’audio-visuel et du multimédia. Hier j’ai été à une réunion organisée par Imaginove dans laquelle les deux responsables de l’appel à projet, Baptiste Heynemann et Anne Darnige présentaient le dispositif.
Portée par le réseau RIAMM (Recherche et Innovation en Audio-Visuel et Multimédia), ce nouvel appel est complémentaire à celui qui s’est cloturé en mars dernier avec l’ANR.
En effet, il peut être porté par une entreprises seule, ou en collaboration avec d’autres, et n’implique pas de collaboration avec les laboratoires. Les projets soutenus seront donc plus Développement que Recherche (r&D). L’appel concerne des projets internes d’intégration technique, des projets de plate-forme technique et des nouveaux produits et services dont le développement implique des bases scientifiques validés.
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octobre 3rd, 2007 Guy
Fiche de lecture
Institutional Change in Toque Ville : Nouvelle Cuisine as an Identity Movement in French Gastronomy
American Journal of Sociologie – vol 108 (4), janvier 2003
Hayagreeva Rao, Philippe Monin, Rodolphe Durand

Abstract (traduction personnelle)
Un des défi du cadre théorique culturel institutionalism est d’expliquer comment les logiques institutionnelles et les rôles (role identities) sont remplacés par de nouvelles logiques et des nouveaux rôles. Cet article décrit les mouvements d’identité qui s’efforcent d’étendre l’autonomie individuelle comme un moteur du changement institutionnel. Il considère que la légitimité sociopolitique des militants, la théorisation des nouveaux rôles, l’adhésion des pairs pour la nouvelle logique et les gains acquis à l’issu de la conversion sont des coups portés à l’identité des acteurs qui les incitent à abandonner les logiques et rôles traditionnelles pour la nouveauté. Une étude empirique se focalisant sur la façon dont le mouvement de la Nouvelle Cuisine en France a poussé des grands chefs à abandonner la Cuisine Classique entre 1970 et 1997 fournit un support à cette argumentation. Le papier aborde pour finir les implications pour la recherche sur le changement institutionnel, les mouvements sociaux et l’identité sociale.
L’article s’intéresse au changement d’une institution par le changement de l’identité des acteurs d’une profession. Les institutions sont considérées ici comme des logiques et structures de gouvernances produites par des individus et des organisations. Les logiques institutionnelles sont des systèmes de croyances qui fournissent des guides pour l’action et constituent l’identité des acteurs et les structures de gouvernance sont des dispositifs qui permettent à l’autorité de s’exercer et qui contraignent l’action
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octobre 2nd, 2007 Guy

MARKETING 2.0
Evolution technologique rapide, éclatement des marchés, émergence du web 2.0, le consommateur a changé. Il ne s’agit plus aujourd’hui de l’écouter pour le comprendre. de témoin passif, il devient acteur déterminant du succès ou de l’échec d’une innovation ou d’une marque.
Les journées du nationales du marketing 2007, Marketing 2.0, évolution ou révolution se propose de faire le point sur le nouveau rôle du consommateur. Producteur d’idées et d’information, il ne s’agit plus seulement de l’écouter mais de l’associer à la conception d’un produit et la diffusion d’une innovation.
Ce changement est-il durable ? Quelles sont les implications pour les professionnels du marketing ? Des responsable marketing, communication et projets de Nielsen Buzzmetrics, L’Oréal, BNP Paribs, research Now, Socio Logiciels, TNS Sofres, Human to Human, Sixandco, Yves Rocher, IBM, New Media Ventures, DraftFCB, Harley-Davidson France, se succèderont tout au long de cette journée.
Voir sur le site de l’Adetem
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octobre 1st, 2007 Guy

On ne parle pas souvent d’innovation dans le tourisme. Pourtant c’est un secteur qui pèse lourd dans notre économie nationale et qui bouge très vite. En 2005, la France était encore la première destination touristique mondiale avec 75 millions de touriste devant l’Espagne et les Etats-Unis.
Cependant les chiffres sont trompeurs, les touristes ne viennent pas tous en France pour y passer des vacances, certains ne font qu’y passer. de plus, des pays « émergeants » commencent à avoir des offres de qualité qui attirent de plus en plus de touristes. La Chine par exemple était la quatrième destination mondiale en 2005.
Le monde du tourisme est plutôt conservateur, il s’engage difficilement dans des innovations majeures, la versatilité du client et la saisonnabilité des activités sont de véritables freins à l’innovation.
Ce forum, initié par la Région Rhône Alpes, deuxième région touristique française, se propose donc de réflechir sur l’avenir du tourisme afin de permettre à nos entreprises de garder une longueur d’avance.
La première édition se tiendra le 29 et 30 novembre 2007 à Lyon.
Voir sur le site Innovation et Tourisme
Pour ma part j’interviens dans les ateliers du vendredi entre 11h et 14 h 30. Atelier dans lequel je présenterai le tourisme virtuel sur Second Life.
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