Les PTT de la quinzaine en Managemenent de l’innovation
février 10th, 2011 GuyHow Do You Design For Creativity?
La sortie de la Freebox Revolution a récemment bousculé le marché des Fournisseurs d’accès Internet. Iliad, la société qui commercialise l’offre Free, fait de nouveau parlé d’elle. Il y a même une comparaison amusante sur le fait que Free copie Apple. Xavier Niel, le PDG de Iliad, est même appelé le Steve Job Français. Au delà de l’anecdote, comme je l’avais déjà fait sur ce blog à propos de l’innovation chez Apple, il est intéressant de s’interroger sur le modèle d’innovation de Free. Il faut se rappeler que même si la box internet était en développement dans les laboratoires de France Télécom au moment où la Freebox a été lancée, c’est bien Free l’inventeur de cette boite à tout faire. Free est aussi l’histoire d’un entrepreneur qui a su trouver les bonnes recettes pour s’imposer sur un marché qui semblait il y a dix ans complètement verrouillé par l’opérateur historique, France Télécom. L’offre de Free a aussi permis d’accéder en France à des prix assez bas à des services internet de qualité. Il y a encore quelques années, aux Etats-Unis, un abonnement haut débit de base, sans services ajoutés, coutait au minimum 70 €. La Freebox Révolution a même été présentée au CES 2011 sur le stand d’Intel, histoire de promouvoir le nouveau processeur ATOM, dédié au applications de télévisions connectées.
Qu’est ce qui caractérise l’innovation chez Free ? Quelles sont les recettes de son succès, pas aussi important qu’Apple certes, mais tout de même assez remarquable.
La problématique du choix du business model est fondamentale pour la réussite d’une innovation. Nous en avons déjà parlé dans de précédents articles sur la thématique du business model
Néanmoins cette notion n’est pas facile a appréhender. De plus, les entreprises innovantes gèrent en général plus d’un business model. Tout l’enjeu est alors de gérer ce portefolio pour déployer le bon business model aux bonnes cibles.
Cette vidéo, réalisée par Valérie Sabatier, Enseignante-Chercheuse à Grenoble Ecole de Management vous explique clairement le concept de portefolio de Business Model.
Alexandre Jardin va expérimenter une forme tout à fait innovante de roman qui mélange livre papier, roman à épisodes et médias sociaux. Il va sortir le 27 octobre la suite de Fanfan : Fanfan 2, quinze ans après.
Juste la, rien de plus classique. Mais à la fin du roman, le héros pense qu’il a pété les plombs et qu’il est impossible de maintenir à un niveau aussi élevé l’amour et l’intérêt de sa femme… Il va sur internet pour trouver des solutions et décide de créer le site fanfan2 pour obtenir de l’aide des internautes.
Il existe des événements à propos lesquels on se dit d’emblée, il faut y participer, le webdeuxConnect fait partie de cela
A priori j’ai du mal un mettre un nom dessus, et c’est ce qui me plait : conférence, lieu d’échange de connaissance, centre de formation, lieux de rencontre, moment d’émulation, séance de créativité, lieu de d’affirmation d’une communauté… en fait le webdeuxConnect semble être tout cela à la fois, la concrétisation physique de ce que peut être une bonne communauté sur internet.
Donc si vous êtes un entrepreneur d’internet, si vous êtes un créateur de connaissance, ou tout simplement curieux de tout ce qui se passe de nouveau autour de l’internet fixe et mobile, cet événement est fait pour vous.
Si vous avez suivi une formation en gestion dans une école de commerce ou en gestion, vous avez peut-être joué à un jeu de simulation d’entreprise, appelé aussi business game. Ces jeux ne forment pas seulement au management mais permettent aussi de vivre une expérience entrepreneuriale, et d’améliorer ainsi son potentiel à être un bon entrepreneur
En général le business game intègre un modèle d’entreprise et de marché qui permet de calculer les performances de chaque entreprise en fonction des décisions prises par l’ensemble des entreprises présentes sur le marché. Une session de formation avec un business game s’effectue de manière intensive sur 2 à 3 jours ou de manière extensive sur plusieurs semaines par session de 2 à 3 h. Chaque entreprise est gérée collectivement par des équipes de 3 à 6 personnes. Dans les équipes, les étudiants se répartissent les responsabilité : directeur marketing, directeur de production, directeur financier, directeur des ressources humaines…
Les business games répondent à des objectifs pédagogiques divers. Ils s’utilisent en début de formation pour faire découvrir la gestion d’entreprise et montrer aux étudiants l’intérêt d’acquérir à la fois des compétences financières, marketing et social. Ils s’utilisent aussi en cours ou en fin de formation pour permettre aux étudiants de mettre en relation les différents aspects du management abordés durant leur formation.
Le jeu n’est pas complètement centré sur la simulation, les professeurs mettent en place des activités complémentaires pour renforcer les apprentissages et/ou vérifier les acquis : calcul du coût moyen de production, élaboration d’une stratégie, tableau de bord financier, analyse critique des résultats de la stratégie.
Vous connaissez peut-être le concept d’open innovation. Le principe est simple, il s’agit d’innover en ouvrant le processus d’innovation à des partenaires : laboratoires publics ou privé, entreprises, utilisateurs… ou de licencier ses développements pour faire bénéficier d’autres entreprises
Les avantages sont multiples, baisses des coûts de l’innovation, intégration de connaissances multiples, fertilisation croisée, meilleure utilisation de tous les brevets et technologies qui sont quelquefois sous utilisés par les entreprises. Ce type d’innovation posent néanmoins des problèmes au niveau de la gouvernance des partenariats, du partage de la création de valeur et de la préservation de la propriété industrielle.
En général, les consultants et chercheurs se basent et citent des cas d’open innovation d’entreprise : Procter&Gamble, Xerox… mais ce type d’innovation est valable pour tous types d’organisation et même pour les particuliers comme le montre le mouvement open source. Ce blog en bénéficie d’ailleurs fortement puisqu’il utilise l’excellente plateforme WordPress qui est un superbe exemple d’innovation ouverte.
Et le villes aussi s’y mettent maintenant. La ville de Rennes a récemment mis en œuvre l’open innovation en reprenant le principe de l’open data. Elle met à disposition ses données et laisse les innovateurs développer des applications susceptibles d’apporter des service utiles au citoyen. Il s’agit de toutes les données concernant les transports publics (réseaux de bus, de tramway et vélos en libre service) de la STAR Rennes Métropole : horaires, accessibilité, géolocalisation des stations, disponibilités.
La plate forme de données est développés par In-cite sous forme de site web et d’API. In-cite propose même à terme de mettre son moteur de génération de données en Open Source.
En fait la ville de Rennes fait son métier, organiser le transport public et laisse ceux qui ont des idées et des capacités de développement créer des services autour de ces données. Et ca marche !
On trouve déjà des applications, dont une application sur iphone qui permet de trouver les stations de vélos en libre service, vérifier la disponibilité et optimiser les parcours. Ils ‘agit de l’application iphone Vélo Rennes réalisée par un Julien Quéré, un développeur indépendant.
Ce n’est que le début, ce qui caractérise cette démarche, c’est qu’au lieu de faire un appel d’offre et de vouloir absolument contrôler le développement, la ville ouvre ses données sur les transports en creative commons et laisse l’intelligence collective s’emparer de cette richesse pour trouver des services adaptés aux besoins des utilisateurs.
Allez le villes ! Ne vous laissez pas doubler par Rennes… A Grenoble, j’en rêve depuis des années de ce type de service ouvert. J’habite à côté d’une portion d’autoroute qui va au centre ville et une fois sur deux c’est l’embouteillage. A chaque fois, quand je suis obliger de prendre ma voiture, la question est, prendre la route ou l’autoroute ? Il y a bien des caméras au dessus de l’autoroute, mais bien sûr impossible d’accéder à ces images avant de partir pour prendre la bonne décision.
Steve vient d’annoncer à la keynote du WWDC 2010 (La conférence des développeurs d’Apple) les caractéristiques du nouvel iphone, le iphone 4. Le nouveau téléphone d’iphone propose plus qu’une mise à jour. Apple va enfin lancer une version aboutie de son téléphone. Les nouveautés sont importantes : caméra HD en face avant, augmentation considérable de l’autonomie (6 h en mode web), augmentation très importante de la qualité graphique, ajout d’un gyroscope supplémentaire… les logiciels ne sont pas négligés : un nouvel OS multitâche, imovie pour monter directement les vidéos sur iphone, une application de chat vidéo… et cerise sur le gâteau, le prix va baisser.
Bref pas de quoi se plaindre, bien au contraire. Néanmoins je ne peux éviter de me poser la question. Les autres versions de l’iphone n’étaient elles pas des versions béta ?
Avez vous essayez d’utiliser plus de deux heures votre iphone 3G en mode web ou datas, impossible, la batterie tombe vite à plat. Et la vidéo, pas terrible ou absente jusqu’à maintenant. Il faut donc bien à Apple 4 versions pour enfin faire un vrai téléphone multimédias (smartphone).
C’est ce que j’appelle la logique de la version beta qui se généralise dans le monde du hardware.
Sortez des produits incomplets, presque inutilisables pour certains pour occuper le marché, en vous basant sur les fans qui sont prêts à payer l’innovation, et ensuite basez vous sur vos premiers succès pour faire le vrai produit fini. A la décharge d’Apple, il faut bien faire payer l’innovation au démarrage pour pouvoir la financer et avancer dans le développement par la suite. En plus, si les premiers iphones sont en version beta au niveau des fonctionnalités, ils sont aboutis au niveau du fonctionnement, les précédentes versions ont rencontré peu de bugs ou de dysfonctionnements majeurs.
Conclusion, surtout, si vous n’êtes pas pressé, n’achetez pas l’ipad, je n’ose même pas imaginer ce que nous réserve Apple dans quelques mois pour la deuxième version (une caméra, 300 g en moins, un écran 3D ?). A moins que vous ne rêviez de lire vos livres sur ce bel écran. Apple a tout de même vendue 5 millions de livres en 65 jours.
Méfiez vous aussi des premières versions des véhicules électriques qui vont sortir cette année, je me demande si les constructeurs automobile ne sont pas en train d’adopter la même logique de la version béta.
Quand j’évoque second life a mes collègues, ils s’étonnent, et posent la question : cela existe encore ? Cet univers a bénéficié d’une campagne médiatique extraordinaire mais il en est un peu victime aujourd’hui, comme on en parle plus, il n’existe plus. Et pourtant, il attire toujours un million de personnes par mois avec avec entre 40 000 et 80 000 connections simultanées. En 2009, les transactions sur second life ont même augmenté de 65% pour atteindre 567 M$, voilà un univers qui ne connait pas la crise économique.
L’intérêt pour cet univers a donc diminué, les internautes ont recherché six fois moins « second life » dans google en 2009 qu’en 2007. Néanmoins, les questions que posent cet univers restent d’actualité. Je viens d’assister à Montréal au colloque 2010, une odyssée de l’espace virtuel, dans le cadre de l’Acfas, et j’ai pu constater que les questions : de l’avatar comme source d’information, du monde virtuels comme une réponse aux désirs inassouvis dans la vie réelle, ou ma présentation sur la construction identitaire, sont autant de questions qui interrogent aussi bien second life que notre vie dans le monde physique.
Depuis 2008, mon travail sur la construction identitaire dans second life et ses conséquences sur les études marketing de produits et services innovants a muri, il a abouti à un article dans Recherche et Applications en Marketing, vol. 24, n° 3/2009 : Les consommateurs des mondes virtuels : construction identitaire et expérience de consommation dans Second Life. (la version complète de l’article se trouve dans ma thèse : innover avec les utilisateurs)
J’en ai fait une synthèse pour l’Acfas avec le rajout des conséquences sur les études marketing, partie qui avait été supprimée dans l’article de RAM suite à une demande des relecteurs.
Un atelier de recherche sur l’industrie du jeu vidéo comme miroir de l’économie créative a eu lieu à Strasbourg le 3 et 4 mai. Il était organisé par Laurent Simon (BETA, université de Strabourg et MosaiC, HEC Montréal) dans le cadre de la chaire Gutenberg. Des présentations de chercheurs et de professionnels avec discussion à eu lieu sur des sujet aussi divers que :